Ma visite au musée de la Poste.
Mardi 28 octobre, je décide bien malgré moi de me rendre dans ce fameux musée.
Un musée absolument fabuleux, fantastique, intéressant, ludique et hors normes.
Voilà ce qu’on pourrait en dire, je crois.
Personnellement, après m’être réveillée à 5h30 tout les matins, de toutes mes vacances durant ces dernières années pour aller travailler à la poste, son musée NON MERCI.
Me voici donc devant ce petit musée, forcée d’y rentrer, j’en ai déjà des crises d’urticaire féroces.
Prenant mon courage à deux mains, je retiens ma respiration et entre.
Me voilà, musée de la poste, direction « La poste inspire des Artistes ».
Dans ma tête une simple question : COMMENT la poste peut elle inspirer des artistes ?
Mais bon, je suis là, je me lance, ascenseur 5eme étage.
Me voilà dans l’un de mes pires cauchemars, la poste à travers les âges.
Cauchemar ? En réalité pas si terrible que ça, plutôt ludique, pas ma visite préférée mais bon.
Semi réconciliation avec la poste ?
J’avance, plus ou moins vite, et me retrouve, enfin (?), aux dernières salles où se déroule l’expo attendue.
Et là, le choc, la révélation ; bon peut être pas jusqu’à la révélation mais tout de même, la réponse. Oui la poste peut inspirer des artistes et pas n’importe comment.
Me voilà tombée dans une exposition d’artistes divers et variés et utilisant la poste pour leur travaux. Toutes ces choses qui jusqu’alors me passaient entre les mains ne me laissant que des plaies aux doigts et une bonne dose de poussière, voilà aujourd’hui qu’elles avaient un sens ? Etrangement impressionnant.
« Le Mail Art ou Art postal est une forme d’art utilisant les éléments de la correspondance postale ainsi que la plupart des disciplines artistiques. Ce terme recouvre l’ensemble des créations artistiques voyageant à découvert par la poste, comportant une adresse, un timbre et ayant été oblitérées. » http://fr.wikipedia.org/wiki/Mail_art
Les œuvres intéressantes y étaient nombreuses.
On trouvera:
- Skall : Boite de Lumière, (1995).
- Duchamp : Boite alerte, missives lascives. Edités en 250 exemplaires.
- Patrick Raynaud : Transport d’art, 1989.
L’Œuvre qui m’aura tout de même le plus impressionnée, amusée, intéressée était une installation de Miguel Chevalier.
L’envolée du courrier.
Œuvre créée spécialement pour cette exposition.
Dans un petit espace se trouvant sur le sol (environ 1m²) le visiteur peut se déplacer. En fonction de ses déplacements, les documents, situés sur l’écran en face du visiteur, se dispersent, grossissent jusqu’à devenir lisibles. Une fois le visiteur sorti de l’espace, les documents retombent de façon aléatoire.
En fond sonore une musique « numérique » interactive et générative a été créée en s’inspirant de sons enregistrés dans un centre de tri de la Poste, eux même mixés à une musique originale.
Julie.